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ZU SEHEN AM
Sa, 29.11. - 16.00 Uhr im Mephisto
Eine märchenhafte Komödie, ein romantisches
Abenteuer, das zu Herzen geht mit Michel Serrault und
Claire Bouanich. Julien ist ein grosser Schmetterlings-Sammler.
Eines Tages bricht er auf, um eine Isabelle zu suchen
- einen herrlichen Nachtfalter, so schön wie selten.
Er freut sich schon auf eine wunderbare Bergwanderung
durch tiefe Wälder. Aber Julien hat die Rechnung
ohne Elsa gemacht, das achtjährige Nachbarmädchen,
um das sich die Mutter kaum kümmert. Elsa hat beschlossen,
die Reise heimlich mitzumachen...
Selbstverständlich würde Julien seinen blinden
Passagier gern auf der Stelle wieder loswerden. Aber
bei Elsas Mutter geht niemand ans Telefon. Also machen
sie sich auf den Weg, über Stock und Stein, der
knurrige alte Sonderling (unwiderstehlich: Michel Serrault)
und Elsa (bezaubernd: Claire Bouanich), die ihm unbekümmert
Löcher in den Bauch frägt - immer auf der
Suche nach der geheimnisvollen Isabelle...
Interview mit Philippe Muyl
(Regie, franz.)
Pourquoi filmez-vous?
Parce que j’aime raconter des histoires. Parce
que c’est une façon de m’exprimer
et de mieux me connaître. Parce que je pense que
les histoires que j’ai à raconter peuvent
“servir” à quelque chose dans la
mesure où elle ne contribuent pas à exciter
la partie sombre de l’individu (il y a suffisamment
de films pour ça !)
Suivant mes infos; ç’est
la première fois, que vous avez écrit
le scénario tout seul. ç’était
par hasard ou exprès?
Mon premier film “L’arbre sous la mer”
était une adaptation d’un roman grec, adaptation
que j’avais faite seule. J’ai écrit
le scénario de “La vache et le président”
à 95%. Effectivement, j’ai écrit
le scénario de “Le papillon” seul.
J’ai eu beaucoup d’expériences de
travail avec des co-auteurs. J’en connais les
avantages et les inconvénients. C’est un
système qui marche mieux aux USA, au détriment
du respect des auteurs d’ailleurs. J’ai
de plus en plus envie d’écrire seul car
je crois maintenant savoir où est mon univers
personnel, un mélange d’humour, de tendresse,
d’ironie. Je crois que c’est mon propre
registre. Je compte en tous cas écrire trois
ou quatre histoires seul. Nous verrons après
si c’était la bonne solution.
ç’était
difficile de convaincre Michel Serrault, pour qu’il
joue dans votre film?
Je ne le connaissais pas. J’ai donné le
scénario à son agent. L’agent l’a
lu puis l’a donné à Michel. J’ai
appris plus tard que la première lectrice avait
été sa petite fille (15 ans). C’est
elle qui lui a dit “c’est un beau scénario,
tu devrais le faire !”. Michel l’a lu et
m’a dit “oui”. Pour une fois, c’était
assez simple. Ce n’est pas toujours le cas, loin
de là !
Combien de temps vous avez
cherchée une actrice pour le rôle de la
petite Elsa?
Et comment et ou vous l’avez trouvée?
Trois ou quatre mois. Nous avons vu environ 300 enfants.
La sélection est assez rapide. Il y a peu d’enfants
qui ont l’instinct du jeu, qui savent d’emblée
jouer juste, et qui ne cabotinent pas. J’ai eu
la chance (et l’intuition !) de voir en Claire
la petite fille qui pourrait vraiment donner de l’âme
au personnage. Il lui a suffi d’une demi-journée
de tournage pour se mettre dans le ton. Après,
elle a été parfaite du début jusqu’à
la fin. C’est une fillette adorable, très
intelligente, qui vit dans un milieu familial équilibré.
Venait-elle de la campagne
ou d’une grande ville
Elle vit dans la banlieue parisienne.
Si elle viens d’une
grande ville; ç’était difficile
pour elle de se retrouver en plein montagne avec toutes
les insécurités des temps et des chemins.
Un tournage est nécessairement très bien
organisé sur le plan logistique. Il n’y
a eu aucun problème, même quand nous avons
dû subir la pluie et le brouillard. Le seul problème
avec les enfants c’est la fatigue. Nous avions
des horaires de tournage un peu difficiles: se lever
très tôt ou aLors se coucher très
tard. Dans ce cas là, on ne peut rien faire d’autre
que de respecter le rythme biologique de l’enfant,
d’autant plus qu’il faut tenir deux mois.
Même question pour
Michel Serrault.
Evidemment, Michel n’est pas tout jeune, et la
montagne est assez épuisante. Certaines scènes
qui nécessitaient de marcher d’un bon pas
avec le sac sur le dos n’ont pas été
faciles. Mais il y en avait peu. Ce qui est difficile
c’est de faire attention à l’un et
à l’autre qui, chacun à leur façon,
pour des raisons différentes, accusaient parfois
la fatigue. Or, pour que la comédie soit bonne,
il faut que les deux acteurs soient en pleine forme,
ensemble, au même moment.
Etait-elle difficile a guider?
(je sais si ç’est le mot exact); mais je
veut savoir, comment vous avez réussi a la faire
sembler aussi naturellement; même dans les scènes
dramatique dans le trou et après
Je ne sais pas! Elle jouait assez naturellement. Quand
elle en faisait un peu trop ou alors quand elle “chantait”
le texte, ce qui lui arrivait de temps en temps, je
le lui faisais remarquer et elle comprenait immédiatement.
Il y a eu des moments difficiles. La scène de
la grotte est un exemple. Je crois qu’elle était
fatiguée ou alors qu’elle avait un peu
peur. Diriger un enfant, c’est plus de la psychologie
que de la direction d’acteur. Mais je ne suis
pas psy ou pédiatre ! J’ai fait ça
simplement, en lui parlant normalement. Je n’ai
eu aucun problème de relation avec elle. Il faut
aussi rendre justice à sa maman qui était
avec nous, qui la préparait la veille pour les
scènes du lendemain et qui m’a considérablement
aidé.
Comment avait-elle réagi;
quand elle se retrouvait face à face avec un
grand vedette comme Michel Serrault.
Le plus simplement du monde ! Pour elle, Michel n’était
pas une grande vedette ! Elle l’avait peut-être
un peu vu à la télé ou alors ses
parents lui avait dit qui il était mais au fond,
ça lui était égal. Pour elle Michel
Serrault est un comédien, c’est tout !
Et un comédien, ce n’est pas particulièrement
impressionnant !
Regardant votre filmographie,
ç’est votre deuxième films, qui
est aussi pour un public des enfants. ça vous
plait de faire des films pour les petits ou pas?
J’aime faire des films non pas “pour enfants”
mais pour la famille: des family movies. J’en
ai fait deux (plus un téléfilm avec une
petite fille cambodgienne). J’en referai probablement
un plus tard (j’ai l’idée !) mais
d’abord je vais faire un ou deux films “sans
enfants”. Il faut que je grandisse moi aussi !
Je dois ajouter qu’en France, aucun professionnel
ou financier ne s’intéresse à ça.
C’est un genre mineur. C’est aussi ce que
pensent les critiques ! Alors on ne peut pas se battre
tout le temps contre tout le monde ! Je trouve ça
très regrettable car il y a une vraie responsabilité
morale dans le fait de faire des films. Que montre t’on
aux enfants ? Les Américains s’en occupent
(plutôt bien, comme beaucoup de ce qu’ils
font), les cinématographies nordiques un peu,
et les Français pas du tout ! Je trouve que ce
serait presque un devoir de produire chaque année
un certain nombre de films “familiaux” qui
véhiculeraient des valeurs positives. Quand je
dis ça ici, à Paris, on dit que je suis
“réac” (conservateur). Je n’en
sais rien. En tout cas, c’est ce que je pense
!
Imaginez-vous, que je serait
un producteur, qui veut vous donner tous que vous désirez.
N’importe quel vedette, n’importe la somme,
qui vous dépensez. Que sera votre projet de rêve?
Je voudrais adapter “Sidharta” de Herman
Hesse, et ce serait un film sans paroles avec uniquement
de la musique ! On peut rêver !!!
AMITIÉS PHILIPPE
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